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| | La CFE-CGC pour l'Ordre infirmier | |
| | | Auteur | Message |
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syndicat Invité
| Sujet: La CFE-CGC pour l'Ordre infirmier Jeu 2 Fév à 3:47 | |
| La Fédération de la Santé CFE-CGC soutient la création d’un Ordre Infirmier
Chargé par le Ministre d’organiser la concertation en vue de la création d’une "structure d’organisation et de gestion de la profession infirmière", Edouard COUTY devient Monsieur Ordre Infirmier. La Fédération Santé Social CFE-CGC ne peut qu’être satisfaite de la nomination de l’ancien Directeur de la DHOS, dont elle a toujours apprécié le professionnalisme et les valeurs humaines.
La Fédération Santé Social CFE-CGC estime qu’il serait péjoratif pour les infirmières d’avoir une "instance au nom indéterminé", alors que les autres professions de santé ont des Ordres. Les infirmières ne peuvent que s’étonner d’un tel blocage sur le mot "ordre", alors qu’il n’a posé aucun problème en 2004 pour les kinésithérapeutes et les pédicures. Pour le Ministère, le fait que la profession soit essentiellement féminine la condamne t-elle à rester à l’Office ?
La Fédération Santé Social CFE-CGC est favorable à la création d’un Ordre Infirmier, car dans un milieu constitué de professions réglementées, il est normal que les salariés éprouvent le besoin de s’exprimer également comme professionnels de santé. C’est pourquoi notre Fédération comporte des syndicats professionnels, comme le SNPI (Syndicat National des Professionnels Infirmiers) pour les infirmières, et le SNKS (Syndicat National des Kinésithérapeutes Salariés) pour les kinésithérapeutes. Pendant des années, le SNKS a œuvré à la création d’un ordre des masseurs- kinésithérapeutes, et nous espérons que le SNPI pourra lui aussi concrétiser cette légitime revendication (voir le site http://www.snpi-cfecgc.com).
Chacun doit avoir conscience qu’il ne s’agit pas d’une démarche corporatiste. L’objectif est d’avoir une instance capable d’exprimer une vision infirmière de la politique de santé. Aujourd’hui, sur les questions de santé, nous avons l’opinion des médecins, des administratifs, des économistes de santé, mais pas celle des professionnels de santé.
Or, de part sa formation en santé publique, ses compétences en prévention, et son savoir-faire en éducation de la santé, l’infirmière a beaucoup à apporter pour une meilleure prise en charge des besoins de santé de la population. L’exemple des pays européens dotés d’un ordre infirmier est parlant : - en Espagne, les dispensaires ont été maintenus, alors qu’en France il a fallu attendre des années d’engorgement des urgences hospitalières pour créer des «maisons médicales», - en Angleterre, la douleur est gérée depuis des décennies, alors qu’en France les médecins considéraient la douleur comme un signe clinique qu’il ne fallait pas masquer, car ils ne sont formés à la douleur que depuis la loi Kouchner de 1995.
De nombreux pays européens disposent d’un ordre infirmier : les scandinaves et les anglo-saxons depuis longtemps, mais également Autriche et les pays latins comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal, et depuis 2004 la Grèce. Même les nouveaux membres en sont dotés (Malte, Lituanie, Slovénie, Croatie). Allons nous devenir une nouvelle exception culturelle ?
Communiqué de presse du 27.01.06 |
|  | | SNPI Invité
| Sujet: un ordre infirmier pour être reconnu Jeu 2 Fév à 3:52 | |
| UN ORDRE INFIRMIER POUR ETRE RECONNUE ET RESPECTEE
L'objectif des partisans de la création d'un Ordre Infirmier est de disposer d'une structure intervenant sur l'ensemble de l'exercice professionnel, sur le modèle des ordres infirmiers existant dans d'autres pays d'Europe, en particulier l'Espagne. L'idée d'une copie conforme à l'ordre des médecins est unanimement rejetée. La formule juridique "ordre professionnel" a été retenue, car elle est la seule à autoriser l'adhésion obligatoire, dans le respect de la Constitution et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Malgré de multiples tentatives, la profession ne peut se structurer par elle même, elle a donc impérativement besoin de ce "coup de pouce" réglementaire. Au-delà de la défense d'intérêts corporatistes, il est grand temps d'engager une réelle réflexion sur la place de la profession infirmière, et ce dans une approche citoyenne de la santé. Nous voulons permettre à toute infirmière de s'impliquer dans le débat public que constitue aujourd'hui la santé et la protection sociale. Nous souhaitons défendre les droits comme les devoirs du citoyen, nous refuser à tout discours "politiquement correct", à l'acceptation du fait accompli, de la pseudo évidence. Nous voulons conjuguer la philosophie des soins et une réalité économique, sans en accepter la prétendue infaillible contrainte. Nous voulons un Ordre de la Profession Infirmière, non pour sa valeur disciplinaire, mais pour permettre la cohésion des infirmières, et défendre la qualité des prestations qu'elles délivrent au public. Nous ne supportons plus de voir des technocrates décider pour les infirmières ce qui est bien pour elles. Dans le cadre d'une structure nationale, c'est aux infirmières de gérer l'ensemble de leur exercice professionnel. Les missions de cet ordre infirmier ont été élaborées collectivement par une quarantaine d’associations et syndicats infirmiers, qui travaillent ensemble à la rédaction d’une proposition de loi depuis l’été 2004. C'est la première fois que toutes les "tribus gauloises" de la profession s'entendent sur un document commun. Dans un milieu porté à l'autodestruction et aux querelles intestines, c'est un moment rare. Car le discours tenu par les infirmières sur elles-mêmes, sur leur profession, est un discours plus défaitiste que confiant, plus dévalorisant que valorisant, plus destructif que constructif. Comme si la profession toute entière était atteinte d'un grave syndrome dépressif collectif, d'une crise existentielle, inquiétante pour sa survie. Lorsque nous disons que nous n'avons pas d'autonomie, pas de pouvoir, pas de zone de décision, que nous sommes de simples exécutantes, voulons-nous dire que nous nous considérons comme des esclaves, des opprimés, des subordonnés ? Si telle est l'opinion que nous avons de nous-mêmes, il n'est pas étonnant que l'avenir nous paraisse sombre et inquiétant. L'infirmière d'aujourd'hui, mais plus encore celle de demain, sera confrontée à un triple défi : elle devra être à la fois technicienne du soin, relationnelle dans le soin, ainsi qu'éducatrice de la santé. L'infirmière doit se "prendre en valeur", c'est à dire à la fois se prendre elle-même en charge, et prendre pleinement conscience de sa valeur. L'infirmière ne doit pas attendre la considération d'autrui du fait de son travail, mais se considérer et faire considérer son travail. Il faut qu'elle se persuade qu'elle est irremplaçable, et qu'elle mette tout en oeuvre pour l'affirmer et le montrer. La création d'un ordre n'est pas une fin en soi. C'est l'instrument par lequel la profession pourra enfin s'affirmer. |
|  | | | La CFE-CGC pour l'Ordre infirmier | |
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